Chapitre 8 – Le jour où je l’ai rencontré

La nuit brille de mille feux. Il n’y a pas un nuage dans le ciel, la pollution nous a fait la grâce de disparaître et les étoiles flamboient sur la voûte céleste bleu marine. J’ai envie de hurler à la lune, mais Romuald me lance déjà des regards inquiets. C’est vrai que j’ai une bonne avance sur notre petit groupe, mais ne ralentis pas pour attendre mes amis. Je continue à marcher distraitement en passant de droite à gauche de l’allée, trop occupée à baigner dans le moment présent pour me soucier du regard des autres. Je me sens si… bien.

Merci à mes premiers tipeurs pour leur soutien et leur aide dans la réalisation de ce projet : Alexandra, Marie-Georges1, Steph et Domi, Jade, Ccalyy, Sadout, Clem, Ludooooo et Jean-Mi <3 

Toi aussi tu veux soutenir mon projet ANGÈLE(S) et bénéficier de nombreuses contreparties ? Rendez-vous sur :

https://fr.tipeee.com/creareal

La nuit brille de mille feux. Il n’y a pas un nuage dans le ciel, la pollution nous a fait la grâce de disparaître et les étoiles flamboient sur la voûte céleste bleu marine. J’ai envie de hurler à la lune, mais Romuald me lance déjà des regards inquiets. C’est vrai que j’ai une bonne avance sur notre petit groupe, mais ne ralentis pas pour attendre mes amis. Je continue à marcher distraitement en passant de droite à gauche de l’allée, trop occupée à baigner dans le moment présent pour me soucier du regard des autres. Je me sens si… bien. Je ressens le contact doux et chaud de mon manteau, les picotements durs des barrières glaciales sous mes doigts, le vent froid qui entre dans ma bouche et se réchauffe peu à peu dans mes poumons… Mes cheveux sont détachés et chacune de leur caresse vient me chatouiller les joues et les oreilles. Je joue dans les lumières dorées des lampadaires, dévorant des yeux chaque détail que la ville a à m’offrir : les reliefs des eaux du fleuve, les torsions des bancs de fer forgé, les arabesques des peintures faites à la bombe sur un mur lisse… Je redécouvre tous ces éléments que j’ai pourtant croisés de nombreuses fois. Mon cœur déborde d’un amour inconditionnel pour tout ce qui m’entoure.

Cela fait une semaine que je suis dans cet état. J’ai conscience de l’image que je renvoie : une fille en train de planer constamment, mais je m’en fiche. Depuis la séance avec Denis, je ressens une émotion difficile à décrire : c’est comme si je savais que tout était possible et que, par conséquent, toutes les barrières qui m’ont jamais bloquée s’étaient effondrées. C’est un mélange d’ivresse de liberté et d’excitation pure, accompagné d’amour pour la moindre parcelle de beauté de ce monde. Mon cerveau me souffle de me rappeler les événements des dernières semaines, mais je les mets de côté : à traiter plus tard. Pour l’instant, je laisse mon corps et mon âme récupérer dans cette félicité salvatrice.

« Angèle, arrête-toi ! On y est. »

Plongée dans ma contemplation, j’ai continué ma route sans m’apercevoir que j’avais dépassé le Red&Blue. Romuald secoue la tête en signe de réprobation, je lui réponds avec un grand sourire et trottine vers l’entrée. La fête bat déjà son plein et les basses résonnent dans ma cage thoracique, même à l’extérieur. Le vigile ouvre la porte et la musique devient une claque. Je ne m’entends plus réfléchir, je n’entends plus mes amis derrière moi, je fonce et me fraie un chemin jusqu’au centre de la piste.

La danse me permet d’exprimer ce sentiment en moi. La musique électronique a un effet libérateur et je me retrouve à bouger avec aisance, sans me soucier de ce à quoi peut ressembler ma chorégraphie. Peut-être que des gens me parlent, mais je les ignore. Je vis une expérience transcendante.

Romuald me rejoint avec deux verres et m’en tend un. Je goûte avec délice les notes de framboise et d’ananas et me délecte de l’arôme enivrant du rhum. Je reprends ma danse, un peu plus doucement pour éviter d’en renverser.

« Tu es déchaînée, dis donc ! » hurle-t-il pour couvrir la musique. « Tu es sûre que tout va bien ? »

Il jette un œil vers Denis, qui fait aussi partie de la bande de ce soir. Le Brésilien a un peu perdu son sourire depuis la semaine dernière. Je sais par Romuald qu’il a demandé régulièrement de mes nouvelles, mais je lui ai assuré que je me portais comme un charme.

« Oui, Romuald. Tout va bien. Ecoute, je sais que mon comportement est un peu plus enthousiaste qu’auparavant, mais ne t’inquiète pas. C’est comme si Denis m’avait reboostée et j’ai juste envie d’en profiter un maximum. C’est normal. On n’a juste pas l’habitude d’être heureux, en fait. »

J’ai un sourire taquin puis reprends ma danse. Mon meilleur ami semble enfin rassuré et se laisse aller également. Je cale mon rythme sur le sien. Après quelques minutes, nous nous éclatons comme des petits fous et avons créé un cercle de spectateurs autour de nous. Un beau jeune homme s’approche de Romuald et tente une danse plus sexy. Mon meilleur ami me regarde : je lis une demande d’autorisation dans ses yeux. Je me penche sur son oreille.

« Vas-y, profite. Je vais faire un tour aux toilettes et je rejoins les autres ensuite. On se voit plus tard. »

Je quitte la piste de danse, toujours en me dandinant. Le Red&Blue est un club très vaste, installé dans le parking souterrain d’un ancien immeuble. Il compte cinq pièces avec des ambiances et décors différents et plusieurs salles de jeux pour les billards et fléchettes… Mais ne dispose malheureusement que de deux toilettes. Evidemment, la file d’attente dans le couloir fait plus de vingt mètres. Je m’adosse contre le mur et prends mon mal en patience en tapotant du pied en rythme avec la musique la plus proche.

Mon regard se pose sur les billards de la pièce voisine où un groupe de garçons joue avec force cris et rires gras. Celui qui tient la queue a les cheveux bouclés et semble se faire pas mal bousculer par ses copains plus baraques. Il lève les yeux et croise mon regard. Merde ! C’est Valentin ! Il m’a reconnue aussi. Il tire et passe aussitôt la main à son voisin, puis contourne le billard sans me quitter des yeux. Sonnez la retraite ! Tant pis pour la file d’attente, je ne tiens pas à lui parler. Je me faufile entre les filles en train d’attendre et m’extrais enfin de la foule dans un autre couloir perpendiculaire. Je marche vite, mais essaye quand même de garder une contenance pour ne pas trébucher sur mes talons. Je tourne. Un couloir désert avec un cordon au bout pour barrer le passage. Je crois que c’est l’accès à l’étage VIP. Est-ce que j’ose ?

Le temps de me poser la question, je sens une main m’enlacer la taille. Valentin m’a rattrapée. Je me retourne en chassant son bras au passage. Il approche sa main de mon visage, mais je la repousse, elle aussi.

« Eh bien Angèle, tu ne te rappelles pas de moi ? Ça fait combien de temps qu’on ne s’est pas vu ? Plus d’un mois, non ?

– Un mois et demi, je crois. Le temps passe si vite, c’est fou, hein ? »

J’ai tenté le sarcasme pour couper court à la conversation, mais Valentin ne réagit pas. Il a le regard vague et est trop proche pour que je puisse ignorer l’odeur d’alcool qu’il dégage. Il est ivre, c’est certain. M’est avis qu’il a essayé de suivre ses nouveaux copains dans un jeu à boire… Sauf qu’il n’a pas les mêmes capacités. Sa voix se fait mielleuse :

« Un mois et demi déjà… Tu comptes, alors ? Je te manque, c’est ça ? »

Ô joie. Ça va être long.

« Non, Valentin. Tu ne me manques pas. Je te rappelle que le dernier échange qu’on a eu, c’est un texto de ta part me disant adieu. »

Je vois les phrases atteindre difficilement son cerveau. Il cligne des yeux et même cette action semble lui avoir coûté. On dirait un paresseux de dessin animé ! Mais j’en ai déjà assez, je ne vais pas rester plantée là quinze ans.

« Donc, du coup, adieu ! »

Je glisse contre le mur pour le contourner, fière de m’en sortir aussi rapidement. Soudain, son poing vient s’écraser contre le mur, juste à côté de mon visage. J’ai un hoquet de surprise.

« Tu restes ici ! »

Je jette un œil affolé aux alentours. La musique a couvert le bruit de l’impact et les quelques rares personnes présentes ne semblent pas en état d’intervenir. Le couloir dans lequel nous nous tenons manque de lumière. D’aucun pensera que nous sommes juste deux amoureux cherchant la pénombre. Je sens mon cœur battre plus vite.

Valentin rapproche son visage du mien. Les vapeurs d’alcool m’empêchent de respirer correctement.

« Tu m’as insulté quand tu es partie. Tu as dit que tu ne voulais pas de moi. »

J’arrive à articuler entre deux respirations hachées.

– C’est une blague ? Tu plaisantes ou quoi ? Tu me sors à chaque fois un speech comme quoi tu ne peux pas t’attacher aux gens, mais ça ne te va pas non plus quand tu croises quelqu’un qui s’en fiche ?

– Je me sens seul ! J’ai besoin que tu restes avec moi pour m’aider à aller mieux. Je ne vais pas m’en sortir ! »

Il recule enfin et s’adosse contre le mur opposé. Je respire et le vois porter la main à son visage. Il essuie ses larmes ? Au lieu de m’inspirer la pitié, son geste me fait voir rouge.

« J’en ai marre, Valentin ! Ras-le-bol de tes caprices ! J’ai essayé de t’écouter plein de fois, j’ai essayé de compatir, mais maintenant ça suffit ! »

Je le sens plus clairement, maintenant. Il se fout de moi depuis le début. J’ai été proche de lui, je l’ai revu plusieurs fois parce que je voulais le comprendre, un peu comme un Rubik’s Cube qu’on tourne dans tous les sens avant de résoudre le puzzle. Romuald plaisante souvent sur le fait que j’ai couché avec Valentin juste pour l’avoir comme modèle photo, mais c’est faux. Quand je l’ai vu pour la première fois, j’ai senti quelqu’un de blessé et j’ai voulu l’aider. J’ai senti son mal d’amour et je lui en ai donc donné. Mais au lieu de s’appuyer sur ce cadeau pour se relever, il cherche à me garder avec lui dans les abysses.

« Tu n’as aucune envie d’aller mieux, Valentin. Tu veux juste t’entourer de gens qui te plaignent pour te sentir exister. Moi, j’en ai marre. Trouve quelqu’un d’autre. »

La félicité du début de soirée a laissé place à une colère froide, claire comme du cristal. Je ne veux plus ce genre d’énergumène dans ma vie, alors je m’en vais. Mais je n’ai pas fait un pas que je sens le bras de Valentin me barrer le passage et me repousser brusquement contre le mur. Ah non ! Ça aussi, ça suffit ! Plus personne ne va me retenir contre mon gré. Jamais ! Comme en réponse à cet appel, je sens ma colère glaciale se transformer en lave rugissante, plus puissante encore que lors de ma reconnexion. Le sang dans mes mains bouillonne. Je ne serais pas surprise de voir des flammes jaillir de mon corps.

« Laisse-moi passer, Valentin. Maintenant. »

Je ne sais pas s’il a compris ma phrase ou non, mais il ne bouge pas. Je saisis son bras et le repousse violemment. Mon geste le fait reculer d’un pas : il semble surpris de ma force. Je passe devant lui avec un sourire satisfait.

J’aurais dû faire attention.

Je sens son autre main frapper ma gorge et pousser tout mon corps contre le mur. J’entends son cri de rage alors que l’arrière de ma tête heurte violemment le béton. Carillons dans mon crâne, étoiles devant les yeux. Mes doigts cherchent fébrilement à relâcher sa prise : Valentin écrase ma trachée, j’ai du mal à respirer.

« Non, j’ai besoin de toi. »

Il s’approche pour m’embrasser. Je sens toujours la lave en moi, mais mon tournis m’empêche de la diriger. Je n’en reviens pas d’être encore là, dans cette position de faiblesse, totalement impuissante. Cette fois-ci, pourtant, je ne sens pas le désespoir qui m’avait submergé avec Tanim, Blandine ou quand mon arbre est tombé… Seulement mon être qui cherche frénétiquement un moyen de m’échapper. Je plaque mes mains sur son torse pour pousser Valentin. Les forces me manquent. Je tente de me concentrer une dernière fois…

Une secousse. Soudain, ma main pousse le vide alors que mon agresseur vole à travers le couloir. Le bruit de l’impact de son dos contre le mur couvre même celui de la musique. Ses doigts ont lâché ma gorge, je m’effondre en toussant pour reprendre un peu d’oxygène. Je regarde mes mains, puis Valentin, inconscient. Que s’est-il passé ?

Une ombre se penche au-dessus de Valentin. Ma tête tourne encore et m’empêche de distinguer correctement sa nature. Confuse, je lâche un petit cri quand elle se retourne et s’approche de moi.

« Calme-toi. C’est terminé. Tu vas bien ? »

J’ouvre les yeux. Un homme est au-dessus de moi, en train de secouer sa main endolorie.

« Tu viens de m’aider ? »

J’ai hurlé cette phrase, sous le choc. Il a un petit rire et répond avec un ton amusé :

« Pourquoi ? Il ne fallait pas ? »

Ma tête me fait atrocement mal, en fait. Je tâte l’arrière de mon crâne : pas de plaie, mais je crois que j’aurai une belle bosse. L’inconnu reprend :

« Tu avais l’air d’avoir besoin d’un coup de main, alors je suis intervenu. »

J’ai dû cligner des yeux bêtement pour toute réponse, car il me tend la main pour m’aider à me relever. Je tends la mienne. Il s’avance dans la lumière. Je le vois. Mon cœur s’arrête.

Il n’a rien de particulier, je dirais même qu’il est banal : un peu plus grand que moi, les cheveux châtain foncé et courts, des yeux gris et une fossette au coin de la bouche alors qu’il sourit. Mais son contact. Le contact avec sa paume me plante un poignard dans le cœur. Je sens ma main qui tremble soudainement. J’ai les jambes coupées. J’oublie comment on respire alors que je ne peux plus décrocher mon regard du sien. Quelque part dans mon corps, j’entends mon âme hurler un « enfin ! » qui semble traverser les époques et les vies. J’ai envie de pleurer tout à coup. Comme si je retrouvais une personne chère après des années d’inquiétude. C’est un mélange de joie, de soulagement, de douleur, de tristesse et d’amour incommensurable, indescriptible, invincible.

« C’est n’importe quoi… »

C’est moi qui ai chuchoté cette phrase tout en me relevant. Il m’aide à me hisser sur mes deux pieds avant de répondre :

« Oui. Je l’ai vu te plaquer contre le mur. Personne ne devrait jamais faire ça. Mais je crois qu’il a eu son compte. »

Son regard est devenu dur et son sourire disparait un instant. Je pointe Valentin du menton.

« Il n’est quand même pas…?

– Non, j’ai vérifié, il s’est juste évanoui. Je pense que l’alcool a aidé. »

J’ai un regard de mépris pour Valentin, puis contemple mon sauveur. Dès que mes yeux croisent les siens, je sens de nouveau ce point en-dessous de mon cœur se soulever. J’hésite entre sourire et pleurer, entre l’embrasser et le serrer dans mes bras. Je pourrais jurer de le connaître, mais même son nom m’échappe. C’est comme si mon âme retrouvait sa moitié, mais mon cerveau restait assis sur le côté, dubitatif. J’ai besoin de temps. Juste tenir sa main et le regarder, le temps de me rappeler. Mais évidemment, les choses ne se déroulent pas ainsi. Il lâche ma main et j’ai l’impression que mon cœur plonge dans un gouffre.

« Et on peut savoir ce que tu faisais dans un coin sombre avec ce genre de type ? »

Retour du sourire moqueur. Je rêve ou il est en train de me morigéner comme un grand frère ? Je me ressaisis.

« Je joue les demoiselles en détresse pour que des inconnus viennent me sauver, quelle question ! »

Je m’époussette pour me donner une contenance. Un grognement : Valentin revient à lui. Il se tâte la mâchoire en se redressant. Ses yeux noirs me fixent et je retiens ma respiration un instant. Mais il a seulement un dernier regard mauvais et disparaît dans la foule.

« Superbes fréquentations ! »

Haussement de sourcils et sourire moqueur. Manifestement, je l’amuse.

« Merci, quand même. Pour m’avoir aidée, je veux dire. Est-ce que je peux t’offrir un…

– Ne t’inquiète pas, c’est normal. Respire un bon coup et rejoins tes amis. Tu t’en remettras, va. »

Wow. En trois phrases, il a réussi à me mettre un râteau, me faire sentir vulnérable et bête. C’est beau. Il ne manque plus que la petite tape sur la tête. Avant que j’aie le temps de trouver ma répartie, il me fait un dernier sourire narquois et disparaît dans le couloir VIP. Je reste debout, les bras ballants et probablement l’air stupide. Non mais c’est qui, ce mec ? Maintenant, je sens mon cœur se moquer de moi. « Fais ton indignée, vas-y, on y croit », semble-t-il souffler. Je ramasse mes dernières traces de dignité et pars en quête de mes amis.

 .

19 commentaires sur “Chapitre 8 – Le jour où je l’ai rencontré

    1. Ravie de voir que ça t’a plu ! Si tu veux rattraper facilement, n’hésite pas à aller sur la chaîne YouTube : tu peux lancer la playlist des chapitres audio et te laisser bercer sans effort 😉 (et si tu as envie, t’abonner aussi, ça me filerait un sacré coup de main ^^ »)

    1. Je suis trop contente qu’elles te plaisent ! N’hésite pas à t’abonner sur la chaîne Youtube pour être avertie directement des nouveaux chapitres audio 🙂 Bonne soirée !

    1. Merci pour ce compliment, ça me fait très plaisir, surtout quand ça vient d’une personne avec un aussi joli site que le tien 🙂 Rendez-vous tous les jeudis pour un nouveau chapitre ! Bonne journée

  1. hello, j’avoue je suis une petite flémarde quand il faut lire, du coup j’ai écouté ton récit. 12 minutes après, j’en voulais en savoir plus, sur ce mystérieux jeune homme qui t’a sauvée. j’ai vraiment aimé écouter ton histoire

    1. Merci ! La partie audio est justement prévue pour ceux qui n’aiment pas trop/n’ont pas trop le temps de lire. Ravie que tu aies aimé 🙂 ! N’hésite pas à t’abonner à la chaîne YouTube pour les avoir dès qu’ils sortent 😉 Bonne journée

  2. « Quelque part dans mon corps, j’entends mon âme hurler un « enfin ! » qui semble traverser les époques et les vies. » j’arrive pas à savoir pourquoi, mais je trouve cette phrase hyper forte, elle m’a fait buguer plusieurs minutes. Ça fait résonner quelque chose en moi.

    Aller, je file sur le prochain chapitre 😊

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *